l'éducation que je donne à mon fils...  posté le samedi 25 août 2007 12:50

Bon alors avant de trouver le temps de vous raconter mes folles aventures , voilà un petit témoignage de la merveilleuse éducation que je donne à mon grand garçon.

 

 Pendant nos vacances, peut-être même le premier jour Arthur chantonnait gaiement dans la voiture, quand soudain il m'interpelle :

- eh, maman, il a pas peur de quoi le monsieur dans la chanson?

- dans quelle chanson mon chéri?

- ben dans celle que je chantais, tu sais celle de ton ordinateur!

 - euh... j'ai pas entendu tu veux pas me la rechanter?

- c'est une demoiselle qui cherche un mec mortel... un avec des ailes et qui est fidèle, un mec qui a pas peur de quoi il a pas peur alors??

Interloquée, je regarde mon fils ébahie, pendant que mon 'tit renard s'étrangle de rire. Pour ceux qui n'on pas reconnu, c'était du Diam's "Jeune demoiselle recherche un mec mortel, un mec qui pourrait me donner des ailes, un mec fidèle et qui n'a pas peur qu'on l'aime". No comment. Oui, j'écoute du Diam's quelquefois, et alors?

 

Bon, le lendemain, rebelotte, le petit chantonne en voiture. Cette fois je tend l'oreille et je l'entends clairement , grossissant sa petite voix d'enfant "les mics...les gens... depuis qu'je suis blanc" alors vous remplacez "mics " par "flics" (qu'il ne connait pas ) et vous avez... du Kamini. Re -fou rire en voiture. Et lui qui voit bien que  ça nous fait rire et qui en rajoute avec les grimaces à la rappeur. 

 

Dernier épisode en date, hier soir on va manger chez ma mère, on traîne parce qu'il y avait ma soeur son petit gros ventre, son fils, son mari et mon papi, on finit par décoller vers minuit. Arthur rentre dans la voiture en chantonnant (oui parce que apparement il a été croisé avec un autoradio, je vois que ça comme solution...). Et donc le voilà qui entonne avec une grosse voix un peu rauque "c'est pas l'homme qui prend la mer, c'est la mer qui prend l'homme!"  . Je regarde mon 'tit renard, mon 'tit renard me regarde. Re-Re-fou rire. En plus il ne connait que le début, donc on a eu droit à "c'est pas l'homme ..." en boucle pendant un quart d'heure. 

...

euh

 

...

 si j'osais je dirais " l'es trop fort mon fils!!!!".

 

...

 

Mais bon, c'est quand même un gosse de 4 ans grand comme un de 5 , avec des patasses au bout des jambes d'un de 7 (oui... il fait du 29 en chaussures maintenant), qui chante du Diam's du Kamini du Renaud et je crois bien l'avoir entendu entonner "Californicaishiooooooooooooone" (comprendre bien évidement californication des Red Hot, avec l'accent anglais que peut avoir un enfant de cet age) une fois ou deux. 

 

 

Donc je dirais plutot "Mon Dieu..."

 

 

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montaaaaaaaaaaaaaaaaagne!!!!  posté le samedi 18 août 2007 19:48

 

juste un petit bisou pour vous tous.

la montagne est superbe, mon fils se régale, moi je reprend un peu mon souffle, je déstresse...

La famille de mon 'tit Renard est adorable, je comprend mieux pourquoi il est si gentil et attentionné, c'est de famille.

On a visité une ville fortifiée (vaubaaaaaaaaaaan! toute ma jeunesse ), un parc animalier à flan de montagne , et aujourd'hui on était en Cerdagne (héhé... faudra que je vous raconte. j'vous ai jamais dit que j'avais le vertige?).

Enfin voilà, c'est vert, c'est haut, c'est beau. Des photos quand je rentre, et peut-etre meme si vous etes tres tres sages vous aurez droit de vous moquer ( fait froid la-haut, et moi je savais pas. Le look pantacourt rose fluo-chaussettes remontées-godasses de rando-vieux sweat vous aimez?  )

à tres bientot donc!

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otite 1 arthur et paillette 0  posté le mardi 07 août 2007 10:21

hahaaaaaaaaaaaaaa!

Je pars en vacances samedi matin, me ressourcer dans la montagne de mon 'tit renard.

 

Et évidemment, mon fiston adoré me balance "j'ai mal à l'oreille gauche " dimanche. Du coup comme je sais qu'il est enrhumé je me dis bon, pour des vacances tranquilles, vaut mieux traiter ça avant que ça dégénère.

Hier 15h, je débarque chez le toubib avec un grand garçon en pleine forme, venu en vélo, qui a vaguement mal mais sans plus. Au vu de l'attente (9 personnes quand même!), j'hésite à repartir, mais finalement je reste. 1h30 avec arthur qui s'agite en tous sens, qui me frappe, qui en a marre. Je m'énerve, n'arrive pas à le calmer, subit les regards mauvais des autres patients pas patients du tout... Et puis mon fils me regarde , sa bouche se tord et il me dit "aaaaaaaaah, maman, j'ai trop mal à l'oreille!" en me montrant ... la droite. S'ensuit 1h30 de plus de gémissements de mon fils qui se met en mode j'ai-mal-je-suis-le-bébé-à-ma-maman. Je le garde contre moi, essaie de le calmer, mais la douleur le dépasse. Et évidement personne ne me laisse sa place, et en plus ils sortent avant que le docteur arrive, ce qui fait que le toubib n' a pas mis un pied dans la salle d'attente. Quand enfin il nous reçoit, il est étonné que les autres personnes nous ait laissés comme ça. Verdict, une double otite, aigüe du côté droit. Mon grand garçon a continué à gémir le temps que les médicaments fassent effet. Cortisone, antibios, goutes dans l'oreille... normalement dans 4 jours c'est bon. 

Et cette nuit, que j'ai partagée avec mon fiston malade laissant mon 'tit renard sur le canapé (encore désolée, je pouvais pas le laisser comme ça...) , mon amie l'otite est venue me rendre visite. J'ai une oreille douloureuse, les yeux gonflés, le nez fontaine...

En bref, mon corps et mon fils stressés ont décidés de ne pas attendre les vacances pour se mettre en grève... 

 

 

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angoisse  posté le jeudi 02 août 2007 09:49

Aujourd'hui au centre aéré c'est la journée Disney. J'ai donc bricolé un costume d'aladdin à mon grand garçon et puis on y est allés. Je regarde le menu de midi:

-pizza de mickey

-délices de némo

-frites indestructibles

-gâteau de la belle au bois dormant

Je me renseigne, et les fameux "délices de némo" s'avèrent être du surimi. 

...

 

J'ai donc fait la maman angoissée (ça je sais trés trés bien faire) et j'ai répété à TOUS les animateurs qu'il ne fallait pas qu'il touche au surimi pour cause d'allergie au poisson et aux crustacés. Je leur ai répété 2 fois. Et j'ai fait la leçon à mon fils: c'est rond et orange, c'est rigolo, tes copains vont sûrement jouer avec , MAIS C'EST DU POISSON!

L'angoisse quoi. Il n'a jamais vu de surimi de toute sa vie. Il sait trés bien qu'il ne faut pas manger de poisson sinon il est malade, mais ça , ça ne ressemble pas au poisson qu'il connait. ça n'a ni tête, ni queue, ce n'est pas blanc, ce n'est pas carré avec de la panure. Non, c'est juste des bâtons oranges avec lesquels ses copains vont s'amuser.

Je lui ai fait un gros bisou, et puis je suis rentrée à pied, sous la pluie, parce que j'adore ça et que ça fait du bien. En passant je me suis arretée à Inno regarder les soldes. Et je suis ressortie avec... un gilet de sauvetage pour mon fils.

Mon inconscient, des fois, il me fait vraiment peur...

 

 

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appeler la vie  posté le vendredi 27 juillet 2007 11:39

Coup de fil il y a quelques minutes: ma soeur est enceinte. Comme Dame-Blanche et d'autres amies qui ont eu ou vont avoir un bébé ces temps-ci. 

Un vide en moi, une fosse sans fin.Une plaie béante, un manque que je ne peux combler. Des mois, des années que j'en ai envie. Voir grandir mon fils, le voir prendre son élan peu à peu, pour un jour s'envoler. Savoir que je n'ai plus droit à ce bonheur pour le moment, savoir que les seuls petits êtres que je pourrais tenir dans mes bras pour encore quelques années ne seront pas ma chair, pas mon sang; 


Qui connait parmis vous ce désir profond, cette envie de sentir une petite vie palpitante se nicher et grandir, vibrer, bouger, réagir à l'unisson de nos humeurs et nos envie? ce manque si grand parfois de sentir encore, encore, encore une fois le bonheur d'avoir un bébé en soi? Sûrement toi Câline, maman par trois fois... Les nouvelles ne peuvent pas savoir, elles découvrent à peine. Elles comprendront aprés, quand l'enfant aura grandit et que le manque se fera sentir. Sentir. Sentir  la vie, l'espoir renaître au creux de notre ventre, se nicher entre nos côtes et nos hanches, nous rendre belles et rayonnantes, nous faire supporter 100 fois ce qu'un homme peut endurer, sentir notre corps se transformer autour d'un bout d'amour.

Mes larmes coulent inlassablement. La première grossesse que j'ai eu dans mon entourage a été juste une cause de nostalgie. La petite est née en mars, suivie de prés par une autre, puis une troisième; toutes des filles, toutes cette petite fille que je désire tant. Puis Dame-Blanche est tombée enceinte et tout s'est effondré. Trop, trop pour moi en semi-depression depuis des mois, trop pour moi qui accumule les échecs, pour moi qui ai tant besoin d'un bout d'espoir, d'un nouveau but dans ma vie, d'un nouvel être à aimer avec ma chair tout entière. Et puis ces doutes sur la deuxième... et maintenant ma soeur. Ma soeur, un mari, une maison, un travail, un enfant et bientot deux. Ma soeur, tout ce que je ne suis pas, tout ce que je n'aurais jamais. 

Moi je n'y ai pas droit, je ne m'en donne pas le droit. Oh, ce ne serait pas difficile, je pourrais berner l'homme et avoir une vie au creux de moi. mais j'y perdrais l'homme, et ce serait encore un enfant avec une moitié de parent à temps plein et l'autre à temps partiel. Et je n'aurais rien à lui offrir que ma détresse et la perspective d'années de galère. Ce n'est pas ça que je désire, ce que je veux c'est une vie fruit d'un amour, d'un amour partagé, d'un amour vieilli. Je veux savoir que l'homme sera mon mari, que nous seront deux pour cet enfant, je ne veux pas revivre ces moments de désespoir extrème seule avec mon fils, ces si grandes joies cotoyants des gouffres de tristesse, de regrets et de culpabilité. Je ne peux pas laisser grandir une vie en moi parce que je n'ai rien à lui offrir d'autre que tout mon amour, et même si pour mon fils cela a suffit à en faire un petit garçon merveilleux, je ne veux pas recommencer. Alors j'attend, j'attend en regardant les autres trouver le bonheur, et le laisser grandir en elles. J'attend en me demandant si moi aussi j'aurais un jour à nouveau une vie à donner. J'attend en espérant que l'amour que mon fils et mon renard me donnent raccrochent les bords du gouffre, comme des cordes tendues au dessus du vide. J'appelle la vie, je lui demande d'attendre, et le moment venu de me rendre heureuse à nouveau.

 

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