Encore ce rêve...  posté le mercredi 08 décembre 2010 23:44

Une fois de plus j'ai rêvé d'elle. Les circonstances et le scénario sont à chaque fois différents, mais une chose reste identique: il y a toujours un moment où on se retrouve côte à côte, on se regarde, et on pleure. On pleure parce qu'on ne peut se parler, on pleure parce qu'on est fachées, pour la vie. Parce qu'on sait qu'il y a un mur entre nous , que nous l'avons érigé nous-même, et que l'on ne peut franchir ce mur, ni le détruire. Je pleure, elle pleure. On se regarde, on regarde les larmes couler sur nos joues, et on ne peut rien y faire. Nous finissons toutes deux par tourner la tête et le rêve s'arrête là.

J'ai perdu une amie, j'ai perdu un morceau de ma vie.

Non, je ne l'ai pas perdue en fait, je l'ai plutôt éjectée. Ejectée pour tout un tas de bonnes raisons, pour tout un tas de mauvaises aussi. Parce que je n'ai pas compris ni accepté sa façon d'élever son enfant, parce que je n'ai pas accepté la différence. Parce qu'elle n'a pas compris notre besoin de secret, son besoin de silence à lui, cette intimité absolue qu'il nous fallait et que cette incompréhension m'a profondément blessée. Parce que je n'ai plus supporté que les yeux de mon homme soient confrontés à sa nudité sans qu'il la cherche. Parce qu'enfin d'incompréhensions en quiproquos on a fini par ne plus parler la même langue. J'ai voulu lui faire comprendre que nous n'arrivions plus à discuter ensemble et que ça me faisait mal, que je préferais poursuivre mon chemin que de continuer à se voir sans se voir, et discuter sans rien dire . Elle n'a pas compris, et je me suis reçue en pleine face des choses auxquelles je ne m'attendais pas. J'ai voulue être vraie pour que nos chemins se séparent simplement, sans aller plus loin dans les incompréhensions, et ça n'a fait qu'empirer les choses. Je ne m'attendais pas à cette haine, je n'ai pas compris. J'étais trop naïve, j'étais trop stupide... je n'ai jamais compris ce que j'avais dit de si blessant, ce que j'ai fait qui ait pu "insulter toute sa famille". Personne ne m'a expliqué, et je suis restée prostrée dans mon coin, incapable de comprendre deux mots de ce qu'on me reprochait. A cette époque je n'allais vraiment pas bien, bloquée dans un trouble panique dont je n'arrivais pas à me sortir, enfermée aussi dans mes préjugés, parce que tenir ferme sur mes positions était tout ce qui me donnait une contenance. Je n'étais certainement pas ouverte d'esprit, et dans un sens pas assez sûre de moi  non plus. Je pense que beaucoup de malentendus auraient pu être évités si j'avais eu le courage de dire simplement les choses, de dire simplement que telle ou telle attitude me gênait vis-vis de mon homme ou de mon enfant, d'expliquer mon point de vue sans me borner à penser que le sien était mauvais. Elle a écrit un jour "j'aurais pû la mettre face à ses failles mais ç'aurait été trop facile et méchant inutilement" . Je regrette qu'elle ne l'ai pas fait, j'aurais pu voir mes failles, j'aurais pu avancer plus vite. ça m'aurait fait mal, ça m'aurait certainement choquée, mais au moins j'aurais pû comprendre une partie de ce qui c'était passé.

Aujourd'hui je suis plus compréhensive sur de nombreuses choses, et j'admets volontiers que l'on puisse avoir une vision différente de la vie, de l'éducation, de l'amour, du travail, du moment que l'on prend la peine d'essayer de comprendre la mienne aussi.

Mais aujourd'hui c'est trop tard.

Et dans mes songes je verse des larmes sur tous ces moments partagés et si lointains, je verse des larmes sur ce que j'ai perdu, je verse des larmes sur cette putain de vie et toutes les conneries qu'elle nous fait dire parfois, sur ces actes que l'on ne peut effacer, sur ce qu'on ne retrouvera jamais.

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peur...  posté le vendredi 01 mai 2009 13:52

Je sais , je vais paraître idiote.

Idiote et paranoiaque, mais ça ne me change pas trop.

Cette histoire de grippe me fait peur. D'autant que comme d'habitude, il est trés difficile de faire le tri dans la montagne d'informations que l'on nous donne. Mon trouble panique a tendance à se réveiler un peu trop souvent ces temps- ci, et mes nuits a être un peu trop courtes.

Je ne sais pas quoi faire: éviter les lieux public, les endroits où il y a beaucoup de monde? Se balader avec un masque, quitte à être la risée de tout le monde? je veux protéger mes enfants, protéger ma famille.

Quelquefois la panique revient, et je n'ai qu'une envie, me baricader chez moi avec mes petits, et attendre que tout cela passe. Ou partir m'installer dans un coin reculé, loin de tous. Et puis je me calme, je me dis que les médias ont tendance à exagérer, qu'il y a toujours des mécontents, que le gouvernement sait bien que s'ils minimisent les précautions et dissimulent le risque maintenant, ceux qui resteront les mettront aux fers, et ce n'est certainement pas dans leur intéret. Je pense contrairement à certaines voix qui s'élèvent actuellement qu'ils ne vont pas "nous refaire le coup du nuage de tchernobyl qui s'arrete à la frontière". C'était une politique faisable il y a 20 ans mais complètement impossible maintenant. Je pense qu'il y a des alarmistes chez les médecins comme chez les médias, comme d'ailleurs chez monsieur-tout-le-monde. Dur dur de se faire une opinion propre, dur dur de savoir quelles mesures prendre au niveau individuel, surtout pour les personnes comme moi.

Et vous, qu'en pensez-vous?

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facebook  posté le mardi 28 avril 2009 22:29

 

Je  n'ai jamais vraiment été trop fan de ce truc, facebook.

 Il y a un peu plus d'un an de ça, j'ai crée un compte sous un pseudo parce que je ne voulais pas qu'on me retrouve...et forcément je n'y ai trouvé aucune utilité puisque personne ne m'y trouvait!!

Et puis pendant les fêtes de fin d'année, j'ai revu des amis d'enfance qui s'étaient retrouvés par ce machin, et ils m'ont encouragée à m'y mettre. Ce que j'ai fait, avec un pseudo un peu plus limpide. En peu de temps, j'ai retrouvé toute une kyrielle d'anciens amis, et j'ai pu acceder à la page des mes amis de la vraie vie, pas la virtuelle.

6 mois aprés, je me rends compte de l'impact négatif que ça a sur mon moral. Je dévale une pente vertigineuse, me demandant quelquefois si je suis bien moi, si j'ai bien vécu ce que je crois avoir vécu. Heureusement que je garde quand même les pieds sur terre et que ma petite tribu m'y aide beaucoup. Heureusement aussi que j'ai appris à relativiser et que je sais que la vie virtuelle n'est qu'un minime aperçu de la vie réelle.

Mais quand même...

Quand même...

Dur dur de se rendre compte qu'un certain Blue Monkey m'oublie complètement lors de ses visites ici, m'oublie parmi les amis dont il parle, et que je ne suis donc qu'un nom parmi d'autres, un visage parmi les nombreux qui ont traversé sa vie, alors que je le considérais comme un réel ami, certes un peu loin mais un ami. Celui par qui j'ai rencontré le père de mon fils, pour moi ce n'était pas rien.

Dur dur aussi de voir les autres, ceux que l'on connait s'éclater et faire des tas de choses sans que l'on soit au courant. Bizarre de se dire que finalement n'importe quel lecteur de leur page en sait plus que moi.

Dur dur enfin et surtout de reprendre contact avec des gens pas vus depuis 15 ans et de se rendre compte qu'ils sont devenus... ce que je ne suis pas. Jeunes.Beaux. Pleins d'énergie et de projets. Plein de rêves dans la tête. Pleins de diplômes, d'études, de boulot. Plein de voyages aussi. Plein de voyages surtout. Alors que moi...

Moi.

Moi je ne suis plus jeune, avec 2 gosses on est considérée comme vieille direct. Moi je ne suis plus belle, il faudrait que je prenne plus soin de mon corps et je n'en ai pas le temps, je prends déjà le temps de me sentir femme, c'est déjà beaucoup. Moi de l'energie je n'en ai plus en réserve, je me la fabrique un peu au fur et à mesure, pour tenir. Moi des projets je n'en ai pas, ni à court ni à long terme. Moi mes rêves se résument en quelques mots: qu'ils soient heureux tous les trois, surtout les enfants, heureux et en bonne santé. De diplôme je n'en ai qu'un, le bac, qui ne me sert à rien, quant aux études... beaucoup de commencements mais rien d'abouti, alors je ne recommencerais pas. Moi les voyages je ne peux pas: la raison officielle c'est par manque de budget (on part à 4, ça complique un peu niveau financier) et la raison officieuse c'est ces p------ de phobies qui me pourrissent la vie. J'ai réussit à faire 4 heures en voiture, youhouuuuuuuuuuu! Ridicule...

Alors je me dis que je vais arrêter parce que ça ne sert à rien de regarder les autres vivre, et puis je diffère, un jour de plus, encore un jour... Je continue à aller sur leurs pages et voir comment j'ai été zappée de leur vie, voir que dans leurs souvenirs de lycée je n'apparaît pas, voir que dans l'organisation d'évènements on m'oublie... Je regarde tout ça, mais d'un peu plus loin qu'avant.

Je lis leurs pages et je recherche dans ma mémoire ces si beaux souvenirs communs avec ces étrangers, et je me dis qu'ils m'appartiennent, que ça a été mon bonheur, même si ce n'était peut-être pas partagé. Je lis leurs soirées, leurs apéros et aprèm' entre amis et je repense à ces week-ends de montagnards et cette éstheticienne pour qui le temps n'efface rien. Je lis leurs voyages et je me dis que pas aprés pas, victoire aprés victoire moi aussi j'y arriverais, certainement pas aussi loin, mais avec certainement des paysages au moins aussi beaux, comme ce coucher de soleil à couper le souffle sur les vignobles de fitou, il n'y a pas si longtemps. Je lis leurs projets, leurs déboires de travail, et je regarde mes enfants: aucun d'eux ne peut se vanter d'avoir des enfants aussi merveilleux que les miens, et d'ailleurs peu ont déjà des enfants.

Je les laisse à leurs artefacts, à leur simili-vie. Il y a du bonheur partout autour de moi, et de la merde aussi, le tout est d'accepter d'y marcher dedans de temps en temps, et de pouvoir en rire.

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héhé...  posté le jeudi 01 janvier 2009 02:04

Il est 2h du mat et je vais me coucher...

Je viens de passer un merveilleux réveillon, grâce à mes hommes (le petit et le grand). J'étais toute déprimée de n'avoir rien à faire ce soir, je tournais en rond à la limite de la panique, et puis mon 'tit renard m'a ramené des bas à paillettes, mon fils a mis son album préféré et a commencé à danser... et j'ai réaliser que pour s'amuser il suffisait seulement d'en avoir envie. On a passé un super réveillon tous les quatre, on s'est bien amusés, et la petite a été super aussi.

Voilà, je vais au dodo, alors

BONNE ANNEE A TOUS, bonne santé et tous mes voeux de bonheur.

Bisouuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuus!

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...  posté le mercredi 31 décembre 2008 20:37

JE VEUX DANSER !!!!!!!

Voilà, c'était mon cri du coeur en ce soir de réveillon, en famille à la maison. Mon 'tit Renard possède bien des qualités, mais il ne sait pas danser. Enfin si, mais il ne le sait pas encore....

 

Bonne fin d'année à tous!

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