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peur...  posté le vendredi 01 mai 2009 13:52

Je sais , je vais paraître idiote.

Idiote et paranoiaque, mais ça ne me change pas trop.

Cette histoire de grippe me fait peur. D'autant que comme d'habitude, il est trés difficile de faire le tri dans la montagne d'informations que l'on nous donne. Mon trouble panique a tendance à se réveiler un peu trop souvent ces temps- ci, et mes nuits a être un peu trop courtes.

Je ne sais pas quoi faire: éviter les lieux public, les endroits où il y a beaucoup de monde? Se balader avec un masque, quitte à être la risée de tout le monde? je veux protéger mes enfants, protéger ma famille.

Quelquefois la panique revient, et je n'ai qu'une envie, me baricader chez moi avec mes petits, et attendre que tout cela passe. Ou partir m'installer dans un coin reculé, loin de tous. Et puis je me calme, je me dis que les médias ont tendance à exagérer, qu'il y a toujours des mécontents, que le gouvernement sait bien que s'ils minimisent les précautions et dissimulent le risque maintenant, ceux qui resteront les mettront aux fers, et ce n'est certainement pas dans leur intéret. Je pense contrairement à certaines voix qui s'élèvent actuellement qu'ils ne vont pas "nous refaire le coup du nuage de tchernobyl qui s'arrete à la frontière". C'était une politique faisable il y a 20 ans mais complètement impossible maintenant. Je pense qu'il y a des alarmistes chez les médecins comme chez les médias, comme d'ailleurs chez monsieur-tout-le-monde. Dur dur de se faire une opinion propre, dur dur de savoir quelles mesures prendre au niveau individuel, surtout pour les personnes comme moi.

Et vous, qu'en pensez-vous?

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facebook  posté le mardi 28 avril 2009 22:29

 

Je  n'ai jamais vraiment été trop fan de ce truc, facebook.

 Il y a un peu plus d'un an de ça, j'ai crée un compte sous un pseudo parce que je ne voulais pas qu'on me retrouve...et forcément je n'y ai trouvé aucune utilité puisque personne ne m'y trouvait!!

Et puis pendant les fêtes de fin d'année, j'ai revu des amis d'enfance qui s'étaient retrouvés par ce machin, et ils m'ont encouragée à m'y mettre. Ce que j'ai fait, avec un pseudo un peu plus limpide. En peu de temps, j'ai retrouvé toute une kyrielle d'anciens amis, et j'ai pu acceder à la page des mes amis de la vraie vie, pas la virtuelle.

6 mois aprés, je me rends compte de l'impact négatif que ça a sur mon moral. Je dévale une pente vertigineuse, me demandant quelquefois si je suis bien moi, si j'ai bien vécu ce que je crois avoir vécu. Heureusement que je garde quand même les pieds sur terre et que ma petite tribu m'y aide beaucoup. Heureusement aussi que j'ai appris à relativiser et que je sais que la vie virtuelle n'est qu'un minime aperçu de la vie réelle.

Mais quand même...

Quand même...

Dur dur de se rendre compte qu'un certain Blue Monkey m'oublie complètement lors de ses visites ici, m'oublie parmi les amis dont il parle, et que je ne suis donc qu'un nom parmi d'autres, un visage parmi les nombreux qui ont traversé sa vie, alors que je le considérais comme un réel ami, certes un peu loin mais un ami. Celui par qui j'ai rencontré le père de mon fils, pour moi ce n'était pas rien.

Dur dur aussi de voir les autres, ceux que l'on connait s'éclater et faire des tas de choses sans que l'on soit au courant. Bizarre de se dire que finalement n'importe quel lecteur de leur page en sait plus que moi.

Dur dur enfin et surtout de reprendre contact avec des gens pas vus depuis 15 ans et de se rendre compte qu'ils sont devenus... ce que je ne suis pas. Jeunes.Beaux. Pleins d'énergie et de projets. Plein de rêves dans la tête. Pleins de diplômes, d'études, de boulot. Plein de voyages aussi. Plein de voyages surtout. Alors que moi...

Moi.

Moi je ne suis plus jeune, avec 2 gosses on est considérée comme vieille direct. Moi je ne suis plus belle, il faudrait que je prenne plus soin de mon corps et je n'en ai pas le temps, je prends déjà le temps de me sentir femme, c'est déjà beaucoup. Moi de l'energie je n'en ai plus en réserve, je me la fabrique un peu au fur et à mesure, pour tenir. Moi des projets je n'en ai pas, ni à court ni à long terme. Moi mes rêves se résument en quelques mots: qu'ils soient heureux tous les trois, surtout les enfants, heureux et en bonne santé. De diplôme je n'en ai qu'un, le bac, qui ne me sert à rien, quant aux études... beaucoup de commencements mais rien d'abouti, alors je ne recommencerais pas. Moi les voyages je ne peux pas: la raison officielle c'est par manque de budget (on part à 4, ça complique un peu niveau financier) et la raison officieuse c'est ces p------ de phobies qui me pourrissent la vie. J'ai réussit à faire 4 heures en voiture, youhouuuuuuuuuuu! Ridicule...

Alors je me dis que je vais arrêter parce que ça ne sert à rien de regarder les autres vivre, et puis je diffère, un jour de plus, encore un jour... Je continue à aller sur leurs pages et voir comment j'ai été zappée de leur vie, voir que dans leurs souvenirs de lycée je n'apparaît pas, voir que dans l'organisation d'évènements on m'oublie... Je regarde tout ça, mais d'un peu plus loin qu'avant.

Je lis leurs pages et je recherche dans ma mémoire ces si beaux souvenirs communs avec ces étrangers, et je me dis qu'ils m'appartiennent, que ça a été mon bonheur, même si ce n'était peut-être pas partagé. Je lis leurs soirées, leurs apéros et aprèm' entre amis et je repense à ces week-ends de montagnards et cette éstheticienne pour qui le temps n'efface rien. Je lis leurs voyages et je me dis que pas aprés pas, victoire aprés victoire moi aussi j'y arriverais, certainement pas aussi loin, mais avec certainement des paysages au moins aussi beaux, comme ce coucher de soleil à couper le souffle sur les vignobles de fitou, il n'y a pas si longtemps. Je lis leurs projets, leurs déboires de travail, et je regarde mes enfants: aucun d'eux ne peut se vanter d'avoir des enfants aussi merveilleux que les miens, et d'ailleurs peu ont déjà des enfants.

Je les laisse à leurs artefacts, à leur simili-vie. Il y a du bonheur partout autour de moi, et de la merde aussi, le tout est d'accepter d'y marcher dedans de temps en temps, et de pouvoir en rire.

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héhé...  posté le jeudi 01 janvier 2009 02:04

Il est 2h du mat et je vais me coucher...

Je viens de passer un merveilleux réveillon, grâce à mes hommes (le petit et le grand). J'étais toute déprimée de n'avoir rien à faire ce soir, je tournais en rond à la limite de la panique, et puis mon 'tit renard m'a ramené des bas à paillettes, mon fils a mis son album préféré et a commencé à danser... et j'ai réaliser que pour s'amuser il suffisait seulement d'en avoir envie. On a passé un super réveillon tous les quatre, on s'est bien amusés, et la petite a été super aussi.

Voilà, je vais au dodo, alors

BONNE ANNEE A TOUS, bonne santé et tous mes voeux de bonheur.

Bisouuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuus!

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...  posté le mercredi 31 décembre 2008 20:37

JE VEUX DANSER !!!!!!!

Voilà, c'était mon cri du coeur en ce soir de réveillon, en famille à la maison. Mon 'tit Renard possède bien des qualités, mais il ne sait pas danser. Enfin si, mais il ne le sait pas encore....

 

Bonne fin d'année à tous!

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ecrire  posté le lundi 08 décembre 2008 09:47

Ecrire, comme un exutoire à cette amertume dans ma bouche, dans mon coeur, dans mon sang.

Ecrire ce que même les plus merveilleux enfants ne peuvent absorber et recycler en bonheur. Ecrire ce qui reste, une fois tout lâché auprés de mon Renard.

Décrire ce goût infâme des choses que l'on regrette, que l'on voudrait autrement, que l'on essaie d'imputer aux autres mais que l'on ne doit qu'à soi-même.

"Reconstruire du lien social". Voilà ce que la conseillère référente (passage obligé pour avoir des sous tous les mois) a dit et noté. Du lien social... du lien social j'en avais, avant de tomber amoureuse comme jamais et que les gens qui nous entouraient tous deux à l'époque décident qu'on se suffisait à nous même. Avant que les paniques arrivent et que toute sortie se transforme en parcours du combattant. Avant que notre merveille pointe le bout de son nez. Nous étions entourés d'amis plus ou moins proches, en tout cas de gens que l'on appréciait.  Et aujourd'hui on me dit de "reconstruire du lien social". Est-ce parce que cette dame a vu sur mon visage les marques des pleurs quotidiens? ou parce qu'elle y a vu la pâleur de celle qui nourrit mais ne se nourrit pas(ou pas assez)? ou encore parce qu'elle a lu la force avec laquelle je me raccroche à ce petit être dans mes bras, comme s'il n'y avait plus que ça qui me retienne? Je ne sais pas. Mais tout au long de l'entretien elle a tapé juste.

Aprés des semaines de colère, vient le temps de se regarder le nombril, de comprendre les erreurs, et d'admettre les conséquences. Ne reste alors que l'amertume. Je ne peux reprocher aux gens de se tenir à l'écart, quand moi-même je ne prends pas le temps de téléphoner ou d'écrire, de communiquer. Je pensais qu'une fois à la maison avec la petite les visites se multiplieraient, et je suis donc restée dans ma bulle à la maternité, annonçant l'arrivée de cette merveille une semaine aprés pour pouvoir me reposer. Mais pas de visites, peu d'appels. La louve qui est en moi, a alors sortit ses griffes et ses crocs, braillant à qui voulait bien l'entendre (en l'occurence un Renard vraiment Fou de rester auprés d'une Paillette de cette humeur-là) la fameuse phrase que l'on sort quand on a trop à se reprocher pour oser l'avouer "c'est pas juste!". Nous étions là pour vous, vous n'êtes pas là pour nous: "c'est pas juste". Comme une enfant: "c'est pas juste", les yeux larmoyants, la colère au fond, derrière la douleur d'être seule. Mais de fait ce n'est effectivement pas juste, de me plaindre alors que je ne fait pas d'efforts, de me morfondre alors que j'ai sous la main des sources de bonheur inépuisable, mon homme et mes enfants.

Du matin au soir, pendant que mon Renard Fou est au travail, pendant que mon petit coeur est à l'école, en tête à tête avec ma petite fleur, je ressasse ma solitude, je regarde passer le temps en me disant que chaque minute m'éloigne un peu . Mais est-ce ma faute si les gens que j'aime le plus, ceux qui sont chers à mon coeur depuis le plus longtemps aussi sont si loin? mon Florian ne reviens pas en France pour Noel, ni Cécile d'ailleurs, Camille est à Carcassonne et Jérémie à Paris.

Du matin au soir je me dis que voir des gens me ferait du bien, que je n'ai qu'à prendre mon téléphone et appeler. Mais je suis si fatiguée... pas la force de sortir tout le temps, et une fois mon Renard rentré, le besoin de se retrouver est trop fort pour aller nous mêler à d'autres. Et puis il y a la maison, les allers-retours pour accompagner Arthur à l'école... tout un tas de pretextes pour rester dans mon coin, et continuer à m'enliser de plus en plus profond.

Alors ne reste que l'amertume, et le besoin d'écrire encore.

 

 

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